Les Dimanches Latte

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Quelque part en Montérégie, le 21 septembre – Chers lecteurs, pour ceux qui n’ont pas pu venir au lancement lundi, je vous partage mon discours.

Bonsoir à tous, merci d’être là.
Bien. Alors.

Monsieur le Premier ministre, Isabelle, Mesdames et Messieurs les ministres, les députés, chers amis, chers invités… Merci d’être là.

Vous me permettrez de remercier plus particulièrement certaines personnes: Ma grande amie Catia, Denis, Fred, Alex (mon top meilleur partner de voyage), Carol, Chantal, Sylvie, ma super coach Nathy, mon dry runner de luxe Réjean, Charles l’oeil qui veille. Jimmy, Nancy pour les photos et le maquillage.

Et enfin, les absents ce soir: ma top attachée de presse Claude, et ceux à Paris :Etienne-Alexandre qui a été complètement traumatisé de faire les corrections, Karima, pour cette préface qui m’a profondément touchée et finalement Mathieu, MBC pour les intimes ou les moins intimes d’ailleurs, car c’est lui qui m’a poussé à faire ce livre.

Certains me connaissent comme la pro des événements, l’addict des déménagements (maison, pays, continents), l’amoureuse des animaux ou comme sommelière. 

Et bien ce soir, je deviens officiellement romancière.
C’est un mot qui me fait encore sourire — et un peu trembler. Alors, il parait que dans les lancements de livre il faut lire un passage. J’ai choisi de vous résumer le prologue.

« Parfois, l’humain fait face à des blessures de vie profondes et indélébiles. Ce constat lui collait à la peau. Elle savait que l’absence de baume d’amour empêchait toute cicatrisation. Que les lésions infligées depuis l’enfance s’apparentaient à de gigantesques cratères…Elle s’était laissé entraîner dans un engrenage sans fin, où chaque décision imposée par les hommes de sa vie devenait un piège qui se refermait peu à peu autour d’elle, jusqu’à ce qu’elle suffoque. Dans ce jeu de manipulation, le mensonge s’infiltrait silencieusement, en transformant chaque parole supposée sincère, chaque douce caresse, en un filet tendu et dangereux…..

Cependant, cette vie sournoise qui lui avait donné l’illusion de pouvoir offrir sa confiance sans risquer la trahison avait omis un point important dans l’équation. Cette femme n’incarnait pas une princesse en quête d’un preux chevalier pour la sauver.
Non.
Elle appartenait à la catégorie des implacables survivantes

Si j’ai écrit Marquée au fer rouge, c’est parce que la violence faite aux femmes n’est pas une idée abstraite. Elle existe. Elle blesse. Elle détruit. Elle tue. 

Et cela me fâche, m’horripile et vient me chercher comme vous n’avez pas idée.

Alors j’ai choisi les mots pour les transformer en armes. Pas comme une arme de guerre non, mais comme une arme de vérité et de lutte.

Ce roman, Marquée au fer rouge, est à la fois un cri et une lueur. C’est la preuve qu’au-delà des blessures, il y a des femmes qui tiennent bon et qui restent debout. On les appelle des survivantes. Des guerrières.

Alors, j’espère que ce livre sera reçu avec émotion, mais aussi avec ouverture. Parce qu’il ne s’agit pas seulement d’une histoire. C’est un hommage à toutes ces femmes.

Et si je devais conclure en une image : entre la vie et la mort, à un moment précis, une femme choisira toujours la liberté.

Merci tout le monde – Et maintenant place aux dédicaces!