Les Dimanches Latte

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Quelque part à Drummondville, le 12 avril 2026 – L’amour longue durée : mythe, miracle… ou colocation bien négociée ?

Il existe deux types de couples : ceux qui durent… et ceux qui expirent plus vite qu’un avocat oublié sur le comptoir.

Depuis 2018, je suis devenue une experte dans la deuxième catégorie. Trois mois. Maximum. Une performance stable, régulière… presque professionnelle. Avant ça ? J’ai connu la « longue durée ». Trois ans et quelques poussières. Le temps de passer des papillons… au service après-vente émotionnel.

En opposition à mon style de vie, il y a mes grands-parents. Noces de diamant +20 ans. Rien que ça. Des champions olympiques de la relation. Ma grand-mère, elle, trouvait ça franchement nul. Parce qu’après le diamant, on revient aux noces version budget : bois, papier… Comme si la vie te disait : « Bravo pour ton endurance, voici un bricolage pour le reste du temps, jusqu’au fameux que la mort nous sépare.» Romantisme, oui. Mais cohérence, zéro. Alors forcément, je me pose la question : c’est quoi, la recette miracle ?

Option 1 : Ne pas vivre ensemble

Franchement ? Celle-là, je l’aime. L’amour, c’est magnifique… jusqu’à ce que quelqu’un laisse traîner ses chaussettes sales sur une chaise.

Avantage de cette option : l’amour reste propre, frais, présentable. Personne ne voit personne au réveil avec une tête de film d’horreur. Vivre séparément, c’est un peu comme regarder la bande-annonce sans jamais voir le film en entier. Tu restes dans l’illusion. Le mystère. Le « oh il/elle est parfait(e)». Pas de dispute pour une brosse à dents mal positionnée. Pas de débat philosophique sur « c’est quoi, remplir le lave-vaisselle correctement ?». Donc, je signe. Avec enthousiasme. Et un double stylo.

Option 2 : Être parfaitement compatibles

Même goûts. Même envies. Même rythme. Aimer les mêmes films. Les mêmes vins. Les mêmes vacances. Les mêmes playlists. Le fantasme Pinterest absolu.

Mais soyons honnêtes deux secondes : si je rencontre quelqu’un exactement comme moi… Soit on s’aime à la folie, soit on explose en vol avant le café. Car, deux passionnés ensemble, ce n’est pas un long fleuve tranquille, ça ne fait pas un couple paisible. Ça allume la mèche d’un feu d’artifice. Alors, oui, c’est Magnifique, Intense. Mais prévoir un extincteur car danger potentiel pour les meubles.

Option 3 : La sécurité (financière, émotionnelle, planifiée)

Le couple « assurance vie ». Celui où tout est stable, carré, rassurant. La version parfaite du placement fixe à long terme.

Ouais… ok si on veut… . Le problème ? Moi, j’ai un ADN qui préfère les montagnes russes aux ascenseurs. La sécurité, c’est confortable. C’est intelligent, c’est solide, je le conçois. Mais ça manque de… goût. Et moi, je suis incapable de boire tiède. Que ce soit un café ou une histoire. Et vous savez, quand on est sommelière de l’amour (oui, j’assume), on ne cherche pas juste un vin qui se conserve. On cherche un vin qui raconte quelque chose. Qui vibre. Qui marque.

Verdict : Respect infini. Mais ce n’est pas dans ma génétique.

Alors… la vraie recette ?

Je crois finalement qu’elle n’existe pas. Ou plutôt… elle n’est pas universelle. Mes grands-parents, eux, avaient trouvé leur équilibre. Peut-être dans le compromis. Peut-être dans l’habitude. Peut-être dans une époque où on réparait au lieu de remplacer. Nous ? On veut tout. L’amour, la passion, la liberté, l’évolution, la stabilité… Bref, on veut un cocktail parfaitement dosé… sans jamais avoir appris la recette.

Ma conclusion (lucide… mais pas résignée)

Peut-être que la réussite d’un couple ne se mesure pas en durée. Mais en intensité. En sincérité. En vérité. Peut-être que certains amours durent 50 ans. Et que d’autres durent 3 mois… mais marquent une vie entière. Et moi ? Je finirai peut-être par battre mon record. Ou pas. Parce qu’après tout… un amour raté, bien raconté, ça reste une belle histoire.

À dimanche prochain, autour d’un latte… et d’un peu plus de vérité ☕