Les Dimanches Latte

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Quelque part à Marieville, le 25 janvier 2026 – La question de choix.

A-t-on toujours le choix ? On aime dire que non, que les circonstances décident pour nous, que la vie nous coince dans des cases déjà dessinées. Pourtant, même quand tout semble verrouillé, il reste souvent une marge. Minuscule parfois, inconfortable souvent, mais bien réelle. Le choix n’est pas toujours celui qu’on aurait voulu avoir… il est parfois simplement celui qui existe.

On nous a appris que choisir devait être douloureux, que toute décision sérieuse impliquait une perte, un renoncement, presque une forme de souffrance. Comme si la facilité était suspecte. Et pourtant, certains choix s’imposent avec une clarté déconcertante. Ils ne tirent pas, ne blessent pas, ne demandent pas d’effort particulier. Alors pourquoi a-t-on tant de mal à leur faire confiance ?

On m’a récemment offert une pièce : Yes d’un côté, No de l’autre. L’idée est simple : la lancer en l’air et laisser le sort décider. En réalité, ce geste ne sert pas à obtenir une réponse, mais à se décharger de la responsabilité. Car le moment le plus révélateur n’est pas celui où la pièce retombe, mais celui qui suit. Si c’est Yes, on accepte. On s’adapte. On avance. Mais si c’est No, on conteste. On argumente. On accumule les raisons pour prouver que le hasard se trompe.

Et c’est là que tout se joue. La pièce ne décide rien. Elle révèle ce qu’on espérait en silence, ce qu’on redoutait d’assumer, ce qu’on savait déjà. On ne cherche pas une vérité extérieure, on cherche une permission. Parce que choisir, c’est s’engager. Et s’engager, c’est accepter de dire un jour : c’est moi qui ai décidé.

À dimanche prochain, autour d’un latte… et d’un peu plus de vérité. ☕