Quelque part au dessus de l’Atlantique, le 14 décembre 2025 – Repousser ses limites : pour qui, pour quoi, et pourquoi maintenant ?
Le dépassement de soi… un concept qui semble parfois réservé aux grands aventuriers, aux athlètes extrêmes ou à ceux qui grimpent l’Everest en claquant des doigts. Pourtant, si on regarde de plus près, il habite notre quotidien bien plus souvent qu’on ne le croit.
Mais pourquoi cherche-t-on vraiment à se dépasser ? Est-ce pour se prouver quelque chose à soi-même ? Pour montrer à notre entourage que oui, on en est capable ? Pour guérir un vieux morceau de nous-même qui traîne encore ? Ou simplement pour se sentir vivant, vibrant, un peu plus vrai ?
Les motivations sont rarement simples. Souvent, c’est un cocktail étrange d’ego, de peur, de curiosité, de vulnérabilité et d’un grand élan du cœur. On se dépasse parfois pour fuir, parfois pour se trouver. Parfois pour impressionner… et parfois pour arrêter de tourner en rond dans sa propre vie.
Et puis, il y a ces défis qui débarquent comme ça, spontanément, sans prévenir. Ceux qui nous prennent par le col et nous disent : “Toi. Oui, toi. Viens.”
Pour ma part, je me dépasse un peu chaque jour. Rien de spectaculaire, rien d’héroïque. Pas besoin de gravir l’Himalaya chaque matin. Mais il y a toujours cette petite voix dans ma tête qui murmure — ou qui crie, selon le jour : « Allez, avance. »
Et parfois, disons le honnêtement, elle m’embarque dans des idées qui mériteraient une validation psychologique préalable. Comme récemment.
Ma dernière folie douce, ou douce folie, c’est le Rallye des Roses des Sables, en octobre 2026. Nath et moi, dans un Side by Side, à foncer dans les dunes marocaines. Le sable. Le vent. Le désert.
Et moi qui ne suis même pas capable de retrouver mes clés quand elles sont dans ma main. Et comme si la blague n’était pas suffisamment bonne en soi, il faut naviguer à l’ancienne : une boussole. Un roadbook. Aucun GPS intelligent pour nous sauver quand on fera un virage “artistique”. Rien. Juste nous, notre flair approximatif, et une grande foi dans le destin.
Heureusement, j’ai des amis policiers, des vrais passionnés, et surtout très patients, qui se sont portés volontaires pour nous expliquer comment lire un azimut, comment ne pas confondre nord magnétique et nord… euh… pas magnétique, et comment déchiffrer un roadbook. (Et comment changer une roue. Visiblement, c’est important. J’essaie de ne pas demander pourquoi c’est si important.)
On dit que c’est une expérience d’une vie. Alors pourquoi pas la mienne ?
Même si, soyons honnêtes, mon expérience risque d’inclure quelques engueulades amicales avec la boussole, trois crises de rire nerveux, et du sable dans des endroits où le sable ne devrait jamais aller.
Au fond, se dépasser, c’est peut-être ça : accepter d’aller là où on n’a jamais mis les pieds, ni les roues, même si on sait pertinemment qu’on aura l’air un peu ridicule en chemin. Et finalement… c’est peut-être ça, la plus belle partie.
À dimanche prochain, autour d’un latte… et d’un peu plus de vérité. ☕✨

