Quelque part sur cette Terre, le 26 octobre – Il y a des émotions qu’on n’aime pas trop admettre. La jalousie, par exemple. C’est un mot qui gratte un peu, qui brûle même. Et pourtant, on l’a tous déjà ressentie — ce petit nœud au ventre, cette pensée qui dérange, ce regard qu’on détourne pour ne pas trop montrer qu’on bouillonne à l’intérieur.
Le truc avec la jalousie, c’est qu’elle semble parler de l’autre… Alors qu’en réalité, elle parle surtout de nous. Elle vient réveiller ce qu’on ne veut pas trop regarder : nos insécurités, nos blessures, nos peurs d’être remplacés, oubliés, moins aimés. C’est un miroir brutal, la jalousie. Et souvent, ce qu’on y voit ne nous plaît pas.
Le plus toxique, c’est quand on commence à la confondre avec de l’amour. On croit que c’est une preuve d’attachement, qu’elle montre à quel point on tient à quelqu’un. Mais non. La jalousie, ce n’est pas de l’amour. C’est de la peur. Et la peur finit toujours par abîmer tout ce qu’elle touche — la confiance, la complicité, la liberté. On ne combat pas la jalousie en surveillant l’autre, mais en se regardant soi. Parce que quand on se sent solide à l’intérieur, la jalousie perd son pouvoir. Et aimer sans peur de perdre, c’est peut-être la plus belle des libertés.
Mais attention — se faire aimer d’un jaloux, d’un envieux, ce n’est pas de l’amour non plus. C’est une forme d’emprise, un besoin de posséder, d’étouffer ce qu’on admire. L’amour vrai ne se nourrit pas de comparaison ni de contrôle. Il célèbre, il élève, il laisse respirer.
À dimanche prochain — autour d’un latte, et d’un peu de vérité. 🤍

