Aujourd’hui jour 1 des 12.

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woman with black tape on her lips

Aujourd’hui s’ouvre une parenthèse nécessaire. Douze jours pour dire ce qui se chuchote. Pour regarder en face ce que tant préfèrent éviter. Douze jours pour rappeler que les violences faites aux femmes ne sont pas des ombres éloignées : elles vivent parmi nous, respirent à côté de nous, et trop souvent… elles tuent.

On dit que le silence est confortable. Mais il étouffe. Il étouffe celles qui ont peur, celles qui attendent, celles qui espèrent que demain fera moins mal qu’hier.

Et pourtant, les chiffres coupent court aux illusions :
Dans le monde, une femme sur trois connaîtra la violence dans sa chair ou dans son cœur. Au Canada, tous les deux jours, une femme perd la vie sous les coups d’un conjoint ou d’un ex-conjoint.
Et derrière chaque statistique, il y a un nom, un visage, une histoire qui aurait dû continuer.

Ces réalités m’ont accompagnée, hantée, parfois, lorsque j’ai écrit mon roman Marquée au fer rouge.
Une fiction, oui. Mais tissée avec les fils bien réels de ces vies brisées, de ces cicatrices invisibles que tant de femmes portent sous leurs vêtements et dans leurs silences.

En ce premier jour, je pense à elles :
à celles qui se tiennent debout malgré tout,
à celles qui murmurent avant de crier,
à celles qui ne sont plus là pour témoigner.

Pour toutes celles qui se battent encore. Pour toutes celles qu’on n’a pas su sauver.